Berlin akt 1: Das Leiden (la souffrance)

Et la souffrance dans tout cela? Il se met à parler du bonheur de souffrir, de la beauté de la souffrance. La souffrance n’est pas sale, elle n’est pas digne de pitié. Non, elle est grande car elle grandit les hommes. « Comment expliquer les conquêtes de notre culture germanique ancestrale, si ce n’est par le fait que le peuple allemand a souffert plus que les autres peuples? ». Il n’est pas possible de le convaincre que la souffrance est quelque chose de bas. L’historien romantique en lui acceuille la souffrance comme le plus puissant motif qui soit pour pousser l’homme à de grandes actions et le classique-né qu’il est y voit la source d’une grande littérature, qui n’est pas nécéssairement une littérature de la souffrance.

« Mais si je peins des ruines, dit le peintre de Hanovre, je le fais parce que je pense qu’elles sont belles, et non parce que ce sont des ruines. Il y a des tas de de maisons qui sont devenues belles après les bombardements ». (Stig Dagerman)

Dagerman n’est pas de ceux pour qui la souffrance est un moyen de jouissance. Pour lui, elle est surtout instrument de connaissance, d’appronfondissement de l’humain. (Philippe Bouquet, Déc 1979)

« Berlin & Hamburg: Das Leiden » (2008-2009)

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Love and etc.

Love is everything..

Johannesfest, Juni 2009

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Présage

`Be that word our sign of parting, bird or fiend!’ I shrieked upstarting -
`Get thee back into the tempest and the Night’s Plutonian shore!
Leave no black plume as a token of that lie thy soul hath spoken!
Leave my loneliness unbroken! – quit the bust above my door!
Take thy beak from out my heart, and take thy form from off my door!’
Quoth the raven, `Nevermore.’

And the raven, never flitting, still is sitting, still is sitting
On the pallid bust of Pallas just above my chamber door;
And his eyes have all the seeming of a demon’s that is dreaming,
And the lamp-light o’er him streaming throws his shadow on the floor;
And my soul from out that shadow that lies floating on the floor
Shall be lifted – nevermore!


« Que cette parole soit le signal de notre séparation, oiseau ou démon ! – hurlai-je en me redressant. – Rentre dans la tempête, retourne au rivage de la nuit plutonienne ; ne laisse pas ici une seule plume noire comme souvenir du mensonge que ton âme a proféré ; laisse ma solitude inviolée ; quitte ce buste au-dessus de ma porte ; arrache ton bec de mon cœur et précipite ton spectre loin de ma porte ! » Le corbeau dit : « Jamais plus ! »

Et le corbeau, immuable, est toujours installé sur le buste pâle de Pallas, juste au-dessus de la porte de ma chambre ; et ses yeux ont toute la semblance des yeux d’un démon qui rêve ; et la lumière de la lampe, en ruisselant sur lui, projette son ombre sur le plancher ; et mon âme, hors du cercle de cette ombre qui gît flottante sur le plancher, ne pourra plus s’élever, – jamais plus !


E. Allan Poe, The Raven (Le Corbeau) – Trad. Charles Baudelaire.

Vue prise dans la cour intérieure de « la Bourse occupée « .

Déc.  2008

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Fields of gold

Fields of gold

Aux rayons enflammés de l’astre, par cette matinée de jeunesse, c’était de cette rumeur que la campagne était grosse. Des hommes poussaient, une armée noire, vengeresse, qui germait lentement dans les sillons, grandissant pour les récoltes du siècle futur, et dont la germination allait faire bientôt éclater la terre. (Fin)

E. Zola, épilogue de Germinal.

Erinnerung auf Nackenheim, June 2009.

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L’instant décisif

doisneau

A propos de l’instant décisif:

Ce caractère impératif est une affaire personnelle, qui ne concerne que Cartier-Bresson lui-même : c’est de sa décision subjective, assumée comme telle, qu’il s’agit, et non d’une suspension magique de l’histoire concentrée dans une bulle d’instant unique dont lui seul aurait la maîtrise. Non, il décide d’appuyer sur le déclencheur quand il ressent que c’est bon pour lui, et non parce que c’est décisif pour les autres, et non en regard de l’histoire, et non parce qu’un peu avant ou un peu après, ça n’aurait pas été du tout la même histoire. Ça aurait sans doute été la même histoire, mais pas une photo de Cartier-Bresson.


Edgar Roskis
Texte de la conférence « Photo-journalisme : La leçon oubliée d’Henri Cartier-Bresson » prononcée lors du colloque consacré à ce dernier à la BnF le 14 mai 2003 au grand auditorium du site Tolbiac

Nürnberg, November 2008

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La présence du passé

schwester_bernhardine_by_jobcak

« C’est pourquoi ils pleurent sur les malades, jamais sur les morts.

Personne au contraire ne pleure un citoyen qui sait mourir gaiement et plein d’espoir. Des chants de joies accompagnent ses funérailles; « 

Thomas Morus, Utopia.

« Schwester Bernhardine »

Mainz, Oktober 2008.

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Clown

le clown et l'enfant

Le sourire d’un enfant, c’est la chanson du coeur.

A child’s smile is a hearth’s song.

Paris, rue de la banque – Quelques jours avant Noël.

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