Archives de Tag: germany

Berlin akt 1: Das Leiden (la souffrance)

Et la souffrance dans tout cela? Il se met à parler du bonheur de souffrir, de la beauté de la souffrance. La souffrance n’est pas sale, elle n’est pas digne de pitié. Non, elle est grande car elle grandit les hommes. « Comment expliquer les conquêtes de notre culture germanique ancestrale, si ce n’est par le fait que le peuple allemand a souffert plus que les autres peuples? ». Il n’est pas possible de le convaincre que la souffrance est quelque chose de bas. L’historien romantique en lui acceuille la souffrance comme le plus puissant motif qui soit pour pousser l’homme à de grandes actions et le classique-né qu’il est y voit la source d’une grande littérature, qui n’est pas nécéssairement une littérature de la souffrance.

« Mais si je peins des ruines, dit le peintre de Hanovre, je le fais parce que je pense qu’elles sont belles, et non parce que ce sont des ruines. Il y a des tas de de maisons qui sont devenues belles après les bombardements ». (Stig Dagerman)

Dagerman n’est pas de ceux pour qui la souffrance est un moyen de jouissance. Pour lui, elle est surtout instrument de connaissance, d’appronfondissement de l’humain. (Philippe Bouquet, Déc 1979)

« Berlin & Hamburg: Das Leiden » (2008-2009)

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Love and etc.

Love is everything..

Johannesfest, Juni 2009

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L’instant décisif

doisneau

A propos de l’instant décisif:

Ce caractère impératif est une affaire personnelle, qui ne concerne que Cartier-Bresson lui-même : c’est de sa décision subjective, assumée comme telle, qu’il s’agit, et non d’une suspension magique de l’histoire concentrée dans une bulle d’instant unique dont lui seul aurait la maîtrise. Non, il décide d’appuyer sur le déclencheur quand il ressent que c’est bon pour lui, et non parce que c’est décisif pour les autres, et non en regard de l’histoire, et non parce qu’un peu avant ou un peu après, ça n’aurait pas été du tout la même histoire. Ça aurait sans doute été la même histoire, mais pas une photo de Cartier-Bresson.


Edgar Roskis
Texte de la conférence « Photo-journalisme : La leçon oubliée d’Henri Cartier-Bresson » prononcée lors du colloque consacré à ce dernier à la BnF le 14 mai 2003 au grand auditorium du site Tolbiac

Nürnberg, November 2008

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Grandeur et décadence – A collapsing world

DB

 » L’homme a presque continuellement besoin de ses semblables, et c’est en vain qu’il l’attendrait de leur seule bienveillance. Il sera bien plus sûr de réussir s’il s’adresse à leur intérêt personnel et s’il leur persuade que leur propre avantage leur commande de faire ce qu’il souhaite d’eux : donnez-moi ce dont j’ai besoin et vous aurez ce dont vous avez besoin vous-même « .

Adam Smith, théorie de la main invisible.

 » Ce beau principe, le bel espoir qui devait apporter la solution à toutes les républiques impossibles, s’écroule pourtant déjà sous les yeux mêmes de ceux qui l’ont inventé. La misère puante et le travail dégradant, en un mot l’aliénation de la vie, ont montré, sous la plume de Dickens ou de Marx et de Smith lui-même, la nature réelle de cette utopie machiavélienne qui a cru, avec tout le dogmatisme d’une foi perdue, aux vertus du marché : elle a fait de la société capitaliste une  » fabrique du diable  » ; les vices et l’égoïsme des hommes ne portent en eux aucune dialectique rédemptrice. La question demeure. « 

Michel Terestchenko, dans l’ouvrage  » La pureté  » (1993)

A propos de « Fable of the bees » , (Bernard Mandeville, 1714).

Deustche bank’s office in Frankfurt, Oct. 2008

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